Depuis 2003, la médiathèque, animée par une équipe de bénévoles, met à votre disposition un choix, toujours renouvelé, d'environ 5500 ouvrages.

 

Enorme coup de cœur pour ce premier roman (qui a d’ailleurs été récompensé par plusieurs prix littéraires). Nous sommes bel et bien dans la fantasy au sens où nous évoluons dans un monde purement imaginaire. Mais, rassurons tout de suite les allergiques au dragons, enchanteurs et autres « fils de paysan au destin exceptionnel », nous sommes bien loin des stéréotypes du roman « médiéval fantastique ».

 

Il est en réalité bien difficile de rattacher « La Passe Muraille » à quelque chose de connu. Dès les premières pages, on se retrouve happé par une luxuriance de descriptions mêlant des éléments de l’univers de Hayao Myazaki (la couverture fait d’ailleurs penser au dessin animé « Le château dans le ciel »), de « Alice au pays des merveilles » et de la série BD « Les cités obscures » de Peeters et Schuiten. Un véritable festin pour l’imagination.

 

Il n’est pas plus évident de définir l’époque à laquelle se déroule l’intrigue. Les fiacres, les zeppelins et les tenues des dames font penser au 19ème siècle ce qui donne un petit côté « Steam Punk » à l’ensemble. Certains indices laissent entendre que l’histoire se déroule en réalité après une apocalypse qui aurait éparpillé la Terre en une myriade de petits mondes-îlots flottant dans l’espace et que l’on appelle les arches.

 

La société des arches semble très structurée et surtout très hiérarchisée. Les habitants d’une arche sont tous frères, sœurs, cousins et cousines d’une même famille dominée par un « esprit de famille ».  C’est un monde assez étouffant où chacun a une place et un destin bien défini - surtout les femmes que l’on marie au gré des alliances entre familles.

 

C’est le destin que subira la jeune Ophélie, habitante de l’arche d’Anima (un monde où les objets sont « animés » c’est-à-dire doté d’une certaine forme de vie). Ophélie est une jeune fille peu reluisante, plutôt passive et peu sociable mais dotée de deux étranges pouvoirs : celui de « lire » le passé d’un objet rien qu’en le touchant ainsi que le pouvoir de se téléporter d’un endroit à l’autre en passant au travers des miroirs.

 

Or donc – la jeune Ophélie se trouve mariée de force par sa famille à l’impressionnant et peu sympathique monsieur Thorn, un seigneur du Pôle (une autre arche nommée ainsi tout simplement parce qu’il y règne une température de -25°…). Elle va devoir apprendre les règles de vie, ou plutôt de survie, d’une société bien différente de celle qu’elle a connu jusqu’à présent. Car, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le Pôle est une société raffinée mais totalement décadente ou tout n’est qu’apparence, conspiration et trahison.

 

Ophélie ne sait pas pour quelles raisons sa famille l’a vendue à un mari dont on ne parvient pas à deviner s’il est n’est qu’un monstre froid et calculateur ou si - malgré les apparences - il sera un allié sur lequel Ophélie pourra compter afin de reprendre son destin en main en découvrant les raisons de sa venue sur cette étrange planète.  

 

La série est prévue en 4 volumes et le deuxième tome – Les évadés du Clairdelune – est disponible également à la médiathèque.

 

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LES ACTIVITES DE LA MEDIATHEQUES DURANT LES CONGES D'AUTOMNE

 

Jouons ensemble à nous faire peur en compagnie de la conteuse Ingrid Collet et ses contes à frémir (Baba Yaga et l’ogre Babborco) qui se raconteront le mardi 25 octobre de 15h à 16h.

 

Pour ceux qui ne pourront être présents ce jour-là, l’équipe des bénévoles vous propose l’ogre de Bobborco sous forme de raconte-tapis les mercredi 26 octobre et 2 novembre, aux horaires habituels d’ouverture de la médiathèque.

 

Nous vous avons également concocté une sélection de livres ainsi qu’un dossier sur les origines de la fête d’Halloween (à découvrir dans nos locaux et sur notre site web).     

La médiathèque sera fermée LE LUNDI 31 OCTOBRE.

LES NOUVEAUTES DU MOIS D'OCTOBRE SONT DISPONIBLES

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le catalogue  

Chaque été, Harris Sainclair réuni ses trois filles et ses sept petits-enfants sur son île privée de la côte Est des Etats-Unis. Inutile de préciser que les Sainclair sont richissimes, blonds à souhait et que chaque membre de la famille interprète à la perfection le rôle qui lui a été attribué.

Sauf que … dès le départ, le tableau s’assombrit et la belle mécanique se met à grincer. Par la voix de l’héroïne, Cadence, l’ainée des petites-filles, on assiste à la dégradation des relations intrafamiliales. Jusqu’au paroxysme

de l’été 15, celui des 15 ans de Cadence et de ce mystérieux accident qui la laissera amnésique. Trop affaiblie par les terribles crises de migraine qui l’assaillent depuis, Cadence ne retournera sur l’île que deux ans plus tard. Elle y rejoint ses chers cousins et espère bien retrouver, malgré son esprit embrumé par les crises et les antidouleurs, malgré les réticences et les silences de sa famille, la mémoire de ce qui s’est passé deux ans plus tôt.

La vérité, nous finirons par l’apprendre dans une révélation sidérante et c’est à ce moment que le titre du livre prend tout son sens. Mais qui sont les menteurs ?

« Nous les menteurs » est un drame familial plein de suspense, un récit haletant et tout en finesse qui plaira aussi bien aux ados qu’aux adultes.

 

En voici un extrait :

« Bienvenue dans la splendide famille Sinclair.

Chez nous, il n'y a pas de criminels.

Pas de drogués.

Pas de ratés.

Les Sinclair sont sportifs, beaux, sveltes. Nous sommes une vieille fortune.

Nos sourires sont étincelants, nos mentons carrés, nos services de fond de court

agressifs.

Qu'importe si les divorces nous lacèrent le cœur au point que notre pouls se

débat.

Qu'importe si les comptes fiduciaires se réduisent comme peau de

chagrins ; si les relevés de cartes de crédits impayés trainent sur la table de

la cuisine.

Qu'importe si les flacons de cachets s'amassent sur la table de nuit.[…]

Nous sommes les Sinclair.

Chez nous, personne n'est dépendant.

Personne n'a tort.

Nous vivons, du moins l’été, sur une ile privée au large du Massachusetts.

C'est peut-être tout ce que vous avez besoin de savoir. »

VOS BIBLIOTHECAIRES ONT LU  La terre qui penche - Carole Martinez

 L’histoire se déroule au 14ème siècle dans la vallée de la Loue. La petite blanche, fille d’un seigneur du Jura, grandit dans un monde mis à genoux par la peste qui a décimé un tiers de sa population. Mais cette petite fille rebelle qui n’a connu que la cruauté et la sauvagerie des

hommes résistera au destin que lui impose son père. Carole Martinez nous berce de son écriture charnelle et généreuse. Son récit oscille sans cesse entre l’évocation historique et le conte poétique. « La terre qui penche » fait suite au « Domaine des murmures » mais il peut être lu indépendamment de celui-ci.

 

En voici un extrait :

« Comment dire le silence du monde soudain débarrassé du bavardage humain ? L'homme,

saisi, s'est tu dans le sillage de la peste et les loups se sont emparés de la quiétude des forêts. C'est alors que, pour lutter contre le vide, les femmes rescapées se sont mises à l'ouvrage. Elles ont travaillé à repeupler la terre. Leurs ventres se sont enflés de petits, et, chaque saison, la vie a jailli par vagues de sous leurs cottes ! Les femmes ont engendré de la jeunesse à foison

pour résister à leur grande peine, pour ravauder leurs cœurs ».

 

DOSSIER "LES CLASSIQUES DE LA LITTERATURE SUR INTERNET"

Pour répondre aux demandes de nos lecteurs désireux d’accéder aux « classiques » de la littérature (rentrée scolaire oblige), nous avons sélectionné pour vous une série de sites web qui proposent des livres électroniques (ebook) à télécharger gratuitement. Vous souhaitez lire "Candide", "A la recherche du temps perdu" ou "Vingt mille lieues sous les mers" : ce DOSSIER est fait pour vous.

LES NOUVEAUTES PRINTEMPS 2016 SONT DISPONIBLES

Vous pouvez télécharger le catalogue des acquisitions adultes dans la section NOUVEAUTE